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Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

Publié le par Diluvien

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

   Comment ne pas aborder cette peinture de 1434 pleine de mystères ! Certains visibles et d'autres plus cachés. Quel que soit l'observateur, ce tableau révèlera facilement une partie de ses secrets, attirant de façon spécifique la curiosité dès le premier regard.

   La scène : il semblerait qu'il s'agisse d'un mariage dont le peintre et le portrait seraient les témoins. Selon Wikipédia l'inscription serait d'ailleurs : ' Johannes de Eyck fuit hic 1434 '. Les discussions tournent autour du fait que ce mariage soit 'forcé' ou encore secret, du fait notamment de la grossesse supposée de la femme (bien qu'une tenue ample de l'époque puisse justifier la forme de son ventre autrement, mais sa main posée au dessus pourrait corroborer cette théorie). Leur façon de se tenir la main représente en tous les cas une promesse, bien que l'homme soutienne la main de  sa femme sans qu'elle ne fasse rien d'autre que de laisser la sienne posée... Simple acceptation ?

   Il reste étrange que pour un acte de cérémonie important concernant les Arnolfini (selon les interprétations) ce soit le nom du peintre (qui devrait normalement savoir s'effacer face à sa scène). Ils pourrait y être vu qu'il s'agit en fait du mariage du peintre même (cf Pierre-Michel Bertrand ).

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

  L'homme est richement vétu, il est simple de constater que les tissus sont nobles. Tout de sombre. Il a retiré ses chaussures ridicules que le peintre a peint comme un détail de nos photos (non recadrées). Elle sont sous la lumière d'une fenêtre hors cadre, en direction de l'extérieur (un envie de fuir ?).

   Sa peau est pâle et il est très maigre, voir chétif, avec des traits marqués il pourrait presque sembler malade (on ne peut voir s'il a des cheveux). Il n'a pas d'expression remarquable. Son regard est dans le vide, ou s'adresse derrière le regard du spectateur, à notre droite. La position de sa main droite n'est pas naturelle. Un signe ?

   Dans certains commentaires il est interprété que son côté gauche est l'extérieur (la fenêtre), le travail, le labeur, le côté dur) et que le droit est l'intérieur (du côté de sa femme), plus humain, attaché.

Quand on joue avec le miroir il nous regarde...

Quand on joue avec le miroir il nous regarde...

   La femme, elle, a le regard bien tourné vers l'homme, elle n'exprime pas plus de sentiments interprétables que l'homme. Elle est chaudement vétue : une robe bleue avec par dessus une seconde robe verte avec une fourrure intérieure. Les manches de la robe verte sont étranges, partant du haut du bras pour arriver jusqu'en dessous des fesses. Sa ceinture est très serrée, portée haut - juste sous une légère poitrine, Une coiffe et beaucoup de bijoux. Une vraie poupée, au sens propre. Elle paraît en tout cas en meilleur santée, avec plus de couleurs.

Elle aussi avec le miroir nous adresse un regard...

Elle aussi avec le miroir nous adresse un regard...

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

    Le personnage suivant ? Le seul qui nous regarde ? Ce petit chien si innocent. Ses poils ont en tout cas fait l'objet d'un travail de peinture et de réalisme important.

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

    Le décors est très coloré, pour l'une des premières peinture à l'huile recenseé l'utilisation de très nombreuses matières à été nécessaire pour arriver à un tel résultat (ce n'est pas un tableau improvisé en quelques minutes...).

   La pièce est richement meublée, du tapis au lit, en passant par les meubles et la chaise, chaque mètre carré est optimisé. La fenêtre donne une ouverture sur l'extérieur (ainsi que les chaussures au sol), donnant une petite vue sur le ciel et sur un cerisier. Devant sur le meuble sont posés des fruits et sur le rebord ce qui est décrit comme une orange mais pourrait aussi bien être une pomme... En tout cas la référence à la pomme d'Eve est soulignée.

  Les détails des meubles sont intéressants. Jusqu'au 'balais de paille' (?) accroché au mur derrière lequel l'usure marque une forte utilisation.

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

   Le grand sujet du tableau : le miroir au fond de la salle ! Ce type de miroir était nommé un oeil de sorcièr. En effet ces dernières étant censées se cacher dans les coins, l'objet aurait permis de les dénicher par la vision 'en biais' qu'il permet.

   Outre son cadre manifiquement orné de 10 petites scènes (retraçant apparemment la vie et la passion du Christ), il est surtout célèbre pour renvoyer au spectateur une vue de dos de la scène faisant apparaîtres deux personnages faces aux époux. D'autres témoins ? Le peintre ?

   On pourra remarquer que dans cet 'envers' du décors, les époux ne se tiennent plus la main.

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

   Il existe pourtant un autre sujet de la scène qui intrigue... Le chandelier !

   Le chandelier au plafond dont une seule bougie est allumée, du côté de l'homme. Étant donné la signification de cette petite flamme, totalement inutile en plein jour, certains ont interprété que la femme était en réalité décédée, d'où la tenue sombre de l'époux.

   Dans d'autes interprétations il aurait pu s'agir en fait d'un homme grimé...

  

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck

   Allons-y pour le jeu du miroir...

Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
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Miroir dans l'Art 3 - Les époux Arnolfini - Jan van Eyck
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