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les expressions 1 : "Prendre ses jambes à son cou"

Publié le par Diluvien

Qui dans ce tableau prends ses jambes à son cou ? (ou celle d'un autre d'ailleurs...)

Qui dans ce tableau prends ses jambes à son cou ? (ou celle d'un autre d'ailleurs...)

Prendre ses jambes à son cou : expression née, selon les informations lues, au début du 17ème, sous la forme de "prendre ses jambes à son col", plus dans le sens de voyager et devenu aujourd'hui, dans le langage courant fuir rapidement.

Bon, ça c'est la base. Mais quand même, si l'on y réfléchit bien, quel rapport ? Si à la rigueur pour voyager quand on plie ses vêtements, dans la valise, les jambes pliées peuvent toucher le col. Mais pour la fuite ?

Raisons évoquées ?

Par l'internaute : "Une course où ces deux parties du corps seraient alignées grâce à la vitesse avec laquelle on partirait". Non, mais sérieux ? Jusqu'au cou ? C'est pas super prétentieux ou super imagé ? Parce que le jour ou vous voyez un mec qui passe dans la rue à toute allure devant votre fenêtre et que vous voyez ses panards passer à tour de rôle au dessus des épaules il faut appeller la presse tout de suite !

Selon Wikipédia : "Dans la rapidité de la fuite, la tête jetée en avant du corps a l’air de se mêler au mouvement des jambes". Pas mieux. Non, là le coup du mec qui baisse tellement la tête au point qu'elle vienne frôler les jambes. Bon là, sur ce coup, vous ne le verrez pas passer devant la fenêtre... Enfin je me suis toujours dit qu'il y avait des fumeurs qui écrivaient sur wikipédia, mais ça se confirme. "Wouah ! Regarde Mickaël, mais si Mickaël ! Ben l'autre fois il est parti tellement vite, j'te jure, son menton il frôlait le bitume".

Selon Bescherelle (source / Edilivre) : "Expression qui puiserait ses origines dans le jeu de quilles. A l'époque, on appelait également « quilles » les jambes d'un homme, et par jeu de mots, on nommait « jambes » les quilles avec lesquelles on jouait. Lorsqu’une partie était terminée, on enfermait donc ces jambes dans un sac et l’on s’empressait de s’en aller, le sac étant suspendu sur les épaules. Cette expression est fondée sur l'image de la tête, qui dans la rapidité de la fuite, a l'air de se mêler au mouvement des jambes". Bon là je dis : quand l'explication est mille fois plus compliquée que ce que tu cherches à expliquer, et qu'en plus elle n'est compréhensible que par les joueurs d'un jeu devenu très rare, BEN ABANDONNE !

Selon Diluvien : "Prendre les jambes DE son cou", c'est juste que c'est exprimé de mauvaise façon (en mauvais français). En fait quand on cours on accélère tellement son poul que les veines du cou sont gorgées de sang et sont de plus soulevées par une respiration très forte (concentrée sur la gorge, le flux ne passant pas par les narines). Donc en gros c'est comme si le cou avait les jambes coupées... Ah mince on retombe sur une autre expression. Enfin vous m'avez compris, enfin j'espère...

Selon le site languefracaise.net : reprise d'une phrase de 1900 : "Et, pour ne pas lui laisser le temps de discuter, je m'élançai dans l'escalier en courant. Je pendis mes jambesà mon cou, pataugeant dans la boue, m'éclaboussant au milieu des flaques d'eau, risquant de m'étaler dans les trous". On revient à la notion de voyage, mais du coup dans laquelle il s'agissait de PENDRE et non de PRENDRE ses jambes à son cou, en gros avoir un sac sur le dos.

En synthèse : que ce soit en levant les jambes très haut ou en baissant la tête très bas (voir en tentant les deux très vite) on a cette image des bandes dessinées, telles qu'Astérix, ou les personnages courent très vite et cela donne tout de suite cette impression de vitesse. Le principal est que cela marche.

Toutefois nous feront remarquer qu'elle devient tout de suite moins anodine à plusieurs, en effet si un homme et une femme sont en fuite et que ce dernier s'écrie "prenons nos jambes à nos cous", alors là... Surtout si c'est une étrangère, une anglaise par exemple, et qu'il a le malhur de s'écrier "Take our legs to our necks !" avec un accent bien franchouillard. (Pour les lâche : cela peut également être une technique gagnante, elle entends la phrase, vous prend pour un pervers tentant de profiter de ses dernières minutes de survies supposées, elle peut préférer l'attaque des assaillant que vous tentiez initialement de fuir ensemble et du coup devenir une proie facile qui les ralentira).

                                                                                                                                          Diluvien

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On a tous entendu des expressions étranges, souvent venues (voir traînées) d'un autre temps. La définition même "d'une expression" est compliquée. En effet le mot "expression" ayant tant de sens différents ! L'expression du visage, l'expression qui nous permet de parler de vives voix, l'extraction d'un liquide d'un corps (notre expresison vocale serait-elle comme du pus devant sortir absolument sous la pression, mais de quoi ? d'une présence...?), une façon de définir (l'expression des émotions, du désir, etc...), l'indication d'une formule a effectuer en algèbre, réduire une chose à sa forme la plus simple ("à sa plus simple expression"), la représentation d'une activité humaine à son degré le plus haut ("Dante est l'expression complète de l'idée romaine..."), et pleins d'autres choses encore.

Mais "une expression" ? Celle que l'on rpète par habitude, qui vient imager nos paroles et donner quasi-visuellement un complément à ce que l'on veut signifier. Une expression (parole) expressive (dans le sens plus que les autres".

Je la définirait donc par : "une suite de mots qui, 1/par l'habitudes de son utilisation à l'identique, 2/ par une représentativité de l'information à communiquer, 3/ souvent par une sonorité adéquate, 4/ parfois humoristique, finit par former un tout semblant aux mieux définir une situation bien particulière".

Si vous avez mieux, merci beaucoup de m'en informer !

 

                                                                                                                                Diluvien

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